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QU'EST CE QUE LA MEDIATION ?

En cas de conflit entre les personnes, il existe plusieurs types de résolution qui peuvent être classés dans deux grandes catégories :

les types de résolution violents et non violents.

La médiation est un type de résolution de conflit non violent :


  • Libre : chacune des parties, (y compris nous) peut l’arrêter à n’importe quel moment. Dans ce cas, la partie qui souhaite l’arrêter devra motiver l'arrêt et permettre à chacun de s’exprimer dans une dernière séance de clôture. Cet arrêt ne devra être préjudiciable à aucune des parties.

  • Volontaire : chacune des parties décide d’adhérer à ce type de résolution de conflit.

Elle peut avoir comme élément d’initialisation un mandat émanant de la justice, mais, même dans cette circonstance, le principe de liberté et d’autonomie doit pouvoir être conservé. C’est le travail du médiateur que de permettre aux différentes parties de pouvoir entrer dans le processus et donc de transformer la contrainte en ressource.

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2. QUEL EN EST LE BUT  ?

La Médiation a pour but :

  1. de faciliter la communication et la compréhension entre les personnes, 

  2. d’intervenir dans la résolution des conflits de valeurs,

  3. de favoriser un processus de transformation de normes, voire de création de nouvelles normes, de nouvelles actions fondées sur de nouvelles relations entre les parties en présence, relations en interdépendance, en coopération et non plus en affrontement ou ignorance

  4. de faire naître ou renaître entre des personnes ou des groupes, des relations nouvelles et plus harmonieuses.

  5. d'améliorer des relations perturbées entre des personnes.


3. QUE FAIT LE MEDIATEUR  ?

Le médiateur est ce troisième pôle qui va permettre aux personnes de prendre du recul, de se distancier du problème.

Il va servir de lien, de relais, d’intermédiaire, de passeur.

Il n’a pas de pouvoir, il ne peut rien décider à la place des personnes. Il n’est ni un juge ni un arbitre. Il ne prend aucune décision à la place des personnes.

Il est dit « neutre ». Cependant nous préférons le terme de multipartial.
Ce qui veut dire que le médiateur peut, en se mettant à la place de chacun, comprendre ses difficultés et les répercuter sans juger et sans prendre parti.

Par contre

Le médiateur est le garant du processus de médiation.

Il invite les personnes, chaque fois que cela est nécessaire à s’adresser à un autre professionnel pour informations (avocat, notaire ou psychologue par exemple).
 
Il est tenu au secret professionnel dans les limites définies par la loi et par le Code de Déontologie.

Il invite également les personnes au respect de la confidentialité des propos tenus en séance.



4. COMMENT SE DEROULE UNE MEDIATION ?

Nous ne pouvons présenter que les grandes lignes d'un processus de médiation. Comme vous le constaterez, la médiation a la faculté de s’adapter tant au contexte qu’au désir de chacune des parties.

Processus d’intervention type

1. Le citoyen entre en contact avec Intermissions asbl par le biais des acteurs de terrain : CPAS, SAJ, inspecteurs de quartiers, assistants sociaux, maisons de quartier, gardiennes ONE, …. La méthodologie a été soigneusement travaillée en collaboration lors de rencontres préliminaires en tenant compte des secrets partagés et des modalités particulières à chaque service.

2. L’acteur de terrain interpellé signale l’existence de l’asbl et, soit propose à la personne de nous contacter, soit demande l’aval de la personne pour que nous prenions contact avec elle. C’est seulement dans ce cas que nous sont fournies les coordonnées de l’interpellant.

Deux cas de figure : soit une seule personne est plaignante, soit les deux.

Nous tentons au maximum de ne récolter aucune information complémentaire sur le différend afin d’être au plus près de la neutralité lors du premier entretien.

3. Lorsqu’il s’agit de la procédure choisie, notre service prend contact avec la personne (dans le délai le plus court) afin de lui proposer un rendez vous.

Les buts de ce rendez-vous sont les suivants :

  1. Expliquer à la personne ce que sont la médiation et le rôle du médiateur.

  2. Vérifier qu’il s’agit bien d’une médiation.

  3. Vérifier que cette médiation est possible et si nous sommes dans le « temps » de la médiation. En effet, les personnes sont parfois encore uniquement dans la plainte et n’ont pas encore fait le chemin nécessaire à la résolution commune de leur problème.

  4. D’établir l’ébauche d’un lien de confiance dans les médiateurs et la médiation.

  5. Enfin, de définir avec la personne comment prendre contact avec l’autre partie.


Plusieurs méthodes peuvent être envisagées :

Le mieux est que la personne explique elle-même à l’autre partie qu’une médiation a été demandée et entamée. Dans ce cas elle propose à l’autre partie, soit de nous rencontrer soit que nous la contactions.

Lorsque le contact est difficile face à face, il est possible de passer préalablement par un autre intermédiaire (l’inspecteur de quartier ou l’assistant social par exemple qui servira de relais)

Il nous est enfin, en dernier recours loisir d’envoyer un courrier à la personne afin de lui faire part de la demande de médiation. Pourquoi un courrier et non par téléphone ? Pour permettre à l’autre partie de pouvoir prendre le recul et le temps de réflexion face à la demande.


Lorsque les deux personnes sont plaignantes, nous conservons le rendez-vous individuel la première fois afin, en plus des points précités :

    • de permettre à chacun de se dire en liberté

    • de travailler la notion de confidentialité (en médiation, tout doit pouvoir être répercuté à l’autre personne, si certaines informations sont vécues comme ne devant pas l’être, pourquoi et comment faire avec cela.

Il est parfois utile que l’intervenant fasse le lien avec l’Asbl. Il est alors proposé une rencontre avec tous les protagonistes.

Lorsque la médiation est terminée ou stoppée et ce, pour quelque raison que ce soit, une dernière rencontre est prévue afin de clôturer le travail. Le but est soit en cas de médiation « réussie » de proposer un rituel de fin soit de permettre à chacun d’expliquer les raisons pour lesquelles il ne désire plus poursuivre et vérifier que cet arrêt n’est préjudiciable à personne.

Dans tous les cas, il est fait retour à l’intervenant de terrain selon les modalités pré établies et en respectant le secret professionnel partagé ou non.

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